Pourquoi je n’ai rien écrit depuis 1 an

Pourquoi je n’ai rien écrit depuis 1 an


J’ai vraiment envie d’être cette femme pétillante qui vit sa vie comme elle veut. 

Cette femme belle, souriante, aimante, spirituelle, drôle, légère et en même temps sérieuse quand il faut. Cette femme curieuse qui s’ouvre à tout. Qui s’intéresse à tout, aux gens, aux cultures, aux expériences. Cette femme qui peut avoir peur et qui saura se lancer quand même. Une femme qui ne veut pas tout contrôler et qui a quand même un fil conducteur qu’elle dessine au jour le jour.

Une femme qui s’accorde tout le temps qu’il faut pour elle, pour se recentrer et voir ce qui est bon pour elle. Cette femme qui de son temps libre fera tout pour se faire du bien : lire, danser, rire, sortir, goûter, voyager, aimer, respirer. Pour elle. Et ainsi être mieux pour les autres. 

Je veux être cette femme qui s’accorde « le droit à l’erreur » et l’occasion de s’améliorer simplement. Et important … accepter d’être cette femme qui se dessine de jour en jour, qui fait sa propre esquisse et qui forcément part à l’aventure car elle ne sait pas qui elle est et ce qu’elle est dans les moindres détails.

Ce dernier point est lié à une prise de conscience d’il y a quelques jours, quand j’ai réalisé que personne ne m’avait aimé réellement pour ce que je suis.

Car je n’ai jamais été moi. Il y avait une base, certes, fondée sur des valeurs de respect et d’honnêteté, mais la Charline d’aujourd’hui comprend qu’avant, elle était caméléon juste pour se protéger de l’abandon. Et ce qui est complexe c’est que j’avais vraiment l’impression d’être moi sans conscientiser que j’avançais avec cette peur au ventre. 

Ça fait presque un an que je n’ai rien écrit de personnel sur mon blog car depuis une rencontre en mai 2016 je suis face à cela, à ce schéma qui m’a permis d’affronter l’abandon. Et mon dieu, c’est tellement le dossier de ma vie. Cette relation au père, qui part avant la naissance en me laissant cette impression de ne pas en valoir le coup, et puis cet amour de ma mère si grand, si débordant qui me montre que je suis une pierre précieuse et dont l’amour me pousse à me polir moi-même chaque jour pour ne pas la décevoir et qu’elle me laisse. 

Et grâce à cette relation, la douleur ravivée et par conséquent la maladie qui vient traduire par des maux externes tout ce qui souffre à l’intérieur, je franchis le cap d’en parler à mon père (je dois faire face à ma plus grande peur, être encore rejetée, après tout cela aurait été encore possible …) et de lui expliquer en quoi son abandon a impacté ma vie, ma vie de femme. Et là … grand changement à 36 ans … comme quoi ne jamais dire jamais … Charline Budor devient Charline Budor-Charles. Processus d’identité complet. Problème de reconnaissance réglé. 

Alors oui, j’ai 36 ans, je suis en pleine découverte de moi-même, de la vie, un peu comme à 20 ans quand je suis partie vivre ma vie loin de la maison pour mes études, mais avec les 16 balais d’expérience en plus  😉 donc c’est parti ! 

Et ce texte vient ce matin au réveil (j’avais juste envie d’écrire quelques mots pour moi sur mon téléphone sans penser que ça finirait en article pour le blog) sans chercher, alors que ça fait des mois que je me dis que je devrais écrire pour aider aussi des personnes qui pourraient être dans le même genre de situation et … rien. Impossible de trouver l’angle pour amener tout cela. Bon ce n’est pas structuré à souhait ni parfait mais c’est moi 🙂 

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