[Une Coach vous parle] Miroir…mon beau miroir !

[Une Coach vous parle] Miroir…mon beau miroir !


Voici un premier article sur l’effet miroir.

On en entend souvent parler mais sans en connaitre toutes les facettes, positives et moins positives …

Je vous joins l’article de Stéphanie Grimoult, coach à Caen, spécialisée dans la dépendance affective, que j’ai consultée dernièrement sur ce sujet. (Merci à toi de me permettre de publier ton article)

A travers son blog www.histoiresdedependances.fr Stéphanie publie des articles très riches d’informations et professionnelles et personnelles.

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Vous avez déjà dû entendre que rien, dans la vie, n’arrive par hasard ou, comme le disait Paul Eluard :

Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous

En effet, nous sommes ici en ce monde afin de nous connaître nous-mêmes, évoluer et nous épanouir.

La vie nous apporte ainsi tout ce dont nous avons besoin pour apprendre et grandir.

C’est alors que chaque relation, chaque rencontre que nous faisons, dans n’importe quel domaine de notre vie, existe pour nous rapprocher un peu plus de nous à chaque fois.

Par effet miroir, les personnes avec lesquelles nous entrons en relation viennent nous renvoyer notre propre reflet pour peu que nous y prêtions attention.

Le seul souci demeure dans le fait que, très souvent, nous interprétons les messages de travers ou…pas du tout !

Ainsi, lorsque des personnes que nous rencontrons provoquent en nous une réaction de rejet de type «épidermique», alors que nous ne les connaissons pas, nous nous contentons très souvent de fuir à toutes jambes !

La seule pensée qui anime alors notre esprit est : « Je ne le(a) sens pas lui (elle) ».

Là réside potentiellement notre erreur…

Attention, je ne vous parle pas de personnes qui auraient des propos qui vous déplaisent auquel cas, il serait facile d’identifier que ces paroles interfèrent négativement dans notre champs de valeurs. Je n’évoque pas non plus des situations où des gens déclenchent des réactions de peur car, dans ce cas là, c’est votre besoin de sécurité qui est mis à mal.

Je vous parle simplement de gens que nous rencontrons, qui semblent, a priori, sympathiques mais qui nous « dérangent ». La plupart du temps, nous cherchons ce qui génère cette impression chez nous mais nous ne comprenons pas.

Il s’agit en fait d’un phénomène qui remonte de notre inconscient.

On l’appelle la « zone d’ombre ». Il peut s’agir de défauts, comme de qualités, que nous n’avons pas conscientisés chez nous. Ainsi, lorsque nous rentrons en relation avec quelqu’un qui possède ces défauts cela provoque de la répulsion chez nous. Nous obtenons le même phénomène pour les qualités qui, elles, suscitent notre admiration pour l’autre.

Le premier travail consiste à définir le plus précisément possible ce qui nous perturbe en l’autre.

Par exemple, vous êtes invités à une soirée d’anniversaire où vous ne connaissez pas tout le monde. Une personne inconnue attire votre attention par le fait qu’elle monopolise l’attention en parlant assez fort. Vous allez peut-être penser : « Celui-là, il veut qu’on le voit ! » ou « On n’entend que lui, il a une grande gueule ! ». Si vous avez franchi ce premier cap, réfléchissez bien à ce qui vous dérange (en quoi est-ce un problème pour vous ?)…et posez-vous simplement la question : « mais moi, par rapport à ça, j’en suis où ? ». Vous risquez alors de faire connaissance avec votre zone d’ombre, par « effet miroir ». Alors, que faire ? Il vous restera simplement à accueillir et accepter ce défaut que l’autre vous renvoie. Il y a fort à parier qu’ensuite vous ne le regarderez plus de la même manière !

Dans la relation de couple, les conjoints s’apprennent beaucoup l’un sur l’autre pour peu qu’ils y prêtent attention. C’est fascinant de constater à quel point ce que l’un reproche à l’autre lui ressemble ! Il est vrai que c’est beaucoup plus simple à percevoir lorsque nous sommes à l’extérieur de la relation mais je vous encourage à l’appliquer dans votre vie conjugale le plus possible. En effet, la relation amoureuse existe pour aider les deux « protagonistes » à évoluer, s’épanouir, grandir, se développer, se révéler. Hélas, souvent, dès lors qu’il y a conflit nous nous contentons de trouver le coupable ou de culpabiliser…au choix !

Je vous invite à faire un exercice pratique :

Que reprochez-vous à votre partenaire précisément ? Il (elle) n’est pas assez disponible pour vous ? Et vous ? L’êtes-vous suffisamment pour vous-mêmes ? Prenez-vous assez soin de vous ou consacrer vous suffisamment de temps pour vous ? Vous l’accusez d’être égoïste ? Et vous, où en êtes-vous avec ça dans la relation ? Ne tentez-vous pas de le (la) changer pour qu’il (elle) colle parfaitement à vos attentes et répondent à vos moindres désirs ? Vous trouvez qu’il (elle) ne prend pas soin de vous voire vous malmène ? Et vous, comment vous traitez-vous ?

Et si on regardait du côté de la dépendance affective ?

Pour aborder cela, je vais vous raconter ma propre expérience.

Comme toute dépendante affective, j’avais, depuis très jeune, accumulé une certaine colère qui, chemin faisant, s’était muée en violence… Tout ceci est en lien avec les blessures de l’âme dont je parle dans un de mes précédents articles.

Ma première relation sérieuse a donc été l’occasion, pour moi, d’extérioriser cette violence. J’ai à peu près tout reproché à mon partenaire à cette époque et je l’ai accablé pendant 12 ans. Pourtant, je l’avais choisi délibérément et je « l’aimais »…Comme à cette époque, je n’avais aucune connaissance de tout ce dont je vous parle maintenant, je n’ai pas vu que ce que je lui reprochais, je Me le reprochais.

La vie m’a alors donné de vivre une seconde expérience sérieuse avec quelqu’un qui, cette fois, m’a malmenée psychologiquement.  Cet homme fût un énorme « coup de foudre » (le seul de ma vie) celui dont on est sûr que « c’est le bon »….et pour cause, j’ai goûté à mon tour à cette pression psychique pendant presque 10 ans…

Puis la formation au coaching et à la PNL est passée par là et m’a permis de comprendre un certain nombre de choses…

 Je me suis reconnectée à moi-même et  j’ai renoué avec le respect de mes besoins et de mes valeurs.

J’ai intégré, à cette époque, que j’étais responsable d’un certain « laisser faire » et que la violence psychologique à laquelle j’étais exposée était le reflet de celle que je m’infligeais. Je travaillais jusqu’à l’épuisement. Je ne faisais pas attention à mon hygiène de vie. Je m’imposais un rythme de damnée…

C’est donc assez « naturellement » que la relation a pris fin.

Puis, j’ai rencontré un homme vers lequel j’ai fini par être attirée de manière quasi compulsive pendant que lui me maintenait à bonne distance. Je vivais tout cela douloureusement. De nature très indépendante, je n’ai pas compris ce qu’il se passait. « Rompue à l’exercice » de l’auto-observation, j’ai finalement « atterri » sur le fait qu’il y avait un problème…que J’avais un problème.

J’étais dépendante affective…tout comme cet homme l’était… « magie» de l’effet miroir dans ce qu’il nous apprend de plus important sur nous lorsqu’on y prend garde.

J’ai alors décidé d’être accompagnée pour comprendre ce phénomène et commencer le long chemin de la guérison. Je suis encore en cours de « réparation » mais, peu à peu, je me libère des vieux mécanismes dans lesquels j’étais enfermée depuis des années. Ma colère et ma violence ont quasiment disparu et j’ai continué d’apprendre à m’aimer davantage. Mais s’il y a bien une chose que je retiens dans tout cela c’est que :

Si tu n’apprends pas les leçons de ton vécu, la vie te les fait répéter jusqu’à leur parfaite intégration…

Ce que j’ai appris, de plus précieux, et à grand renfort de souffrance, c’est que nous sommes ici pour Nous aimer en premier lieu. C’est notre mission prioritaire sur cette terre. C’est en s’aimant soi-même qu’on peut aimer correctement.

Lire la suite de l’article sur l’effet miroir sur le blog Histoires de Dépendances

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